WILDER GIRLS – Rory Power

Bonjour à tous !

Aujourd’hui on se retrouve pour parler de WILDER GIRLS, un one-shot de Rory Power publié très récemment chez la Collection R que je remercie chaleureusement de l’envoie !

Voilà bientôt dix-huit mois qu’un mal inconnu, la Tox, a frappé l’île Raxter. Dix-huit mois que le pensionnat pour jeunes filles qui en occupe la pointe a été mis sous quarantaine.
D’abord, la Tox a tué les enseignantes, une à une, puis elle a infecté les élèves, dont les survivantes portent désormais ses monstrueux stigmates dans leur chair.
Coupées du reste du monde, cernées par les bêtes mutantes qui rôdent dans les bois alentour et livrées à elles-mêmes, celles qui restent n’osent plus sortir de l’enceinte de l’école. Jour après jour, elles attendent le vaccin que le gouvernement leur a promis.
Hetty et ses deux meilleures amies, Byatt et Reese, se serrent les coudes malgré les privations, bien déterminées à lutter ensemble jusqu’au bout…

WILDER GIRLS est un huis-clos 100% féminin palpitant, addictif et glaçant.

L’auteure nous plonge directement dans son univers ; un internat de jeune fille sur une île placée en quarantaine depuis que les élèves sont atteintes de la Tox, une mystérieuse et effrayante maladie qui déforme ses victimes par poussées successives, jusqu’à la mort.

Nous suivons donc Hetty, Byatt et Reese, trois amies vivant dans cet enfer, dans cette petite société féminine qui tente de s’organiser, de survivre. Des petites filles à peine femme qui portent des armes et qui doivent se battre pour de la nourriture. C’est une jungle cachée sous des airs de classes que nous dépeint l’auteure.

La suite du roman ? C’est le début des questions, la découverte des secrets qui se dissimulent sur cette île. C’est beaucoup trop prenant, beaucoup trop intéressant et beaucoup trop bien écrit ; l’auteure met en place une atmosphère lourde, un peu glauque sans être dégoûtante, c’est écrit avec une justesse qui rend le tout crédible.

L’histoire n’est pas une intrigue de A à Z. C’est assez  étrange la manière dont est construit le récit car les questionnements du lecteur augmentent au fur et à mesure des chapitres jusqu’au point final qui résonne avec tout un orchestre composé uniquement de point d’interrogation. Et d’un côté je regrette de ne pas avoir assez de réponses, mais d’un autre, le roman m’a semblé juste du début à la fin, comme si l’auteure suivait une ligne directrice et s’y tenait sans jamais s’en écarter ; fidèle à elle-même.

Le roman parle d’isolement, de loi du plus fort, de survie. Mais aussi d’amitié, surtout, d’amour, un peu, mais sans jamais tomber dans le sentimentalisme. Les émotions décrites sont à l’image des personnages ; brute, sans fioritures.

J’ai aimé ce roman, parce qu’il change, parce que c’est du fantastique, du thriller, du huis-clos. Cela parle d’adolescent, sans être adolescent. C’est un livre jeunesse qui fait plaisir à lire car il ne sous-estime pas son public.

« Une colère, une colère abyssale et noire, dont je parvenais à me défaire. Impossible de l’extirper. Et qui grandissait, grandissait jusqu’à prendre toute la place, jusqu’à ce que je n’aie plus qu’elle en moi. »

De plus l’écriture (la traduction) est très plaisante à lire avec des styles différents selon le point de vue du personnage-narrateur. On est plongé dans les pages, les chapitres et puis arrive la fin sans que l’on ait eu conscience de lire tout un roman.

Bref, je le conseille.

2 commentaires sur « WILDER GIRLS – Rory Power »

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