LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR – Colleen McCullough

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous retrouve pour parler de ma meilleure lecture de 2018. Toutes catégories confondues. J’ai nommé LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR de Colleen McCullough.

Si ce titre sonne quelque peu familier à vos oreilles c’est peut-être parce que vous avez déjà entendu parler de la série du même nom des années 80. Personnellement, c’est ainsi que j’ai connu cette histoire car ma maman avait acheté le DVD il y a quelques années de cela et ce drame familiale m’avait toujours énormément plu malgré les crises de larmes inévitables du visionnage.
Puis un jour, j’ai découvert que c’était adapté d’un livre. Vous pouvez alors imaginer combien j’étais curieuse de lire le texte original et c’est donc bien décidé à me le procurer que je suis allée à Gibert. J’avoue que j’avais un peu peur que le récit soit gnangnan et peu addictif mais que nenni !!! Cela a été tout le contraire !

Mais je cesse de discourir sur le pourquoi du comment et j’en viens au fait !

Les oiseaux se cachent pour mourir retrace l’histoire inoubliable du père Ralph et de Meggie Cleary. Dans la chaleur d’un domaine australien, leur passion connaît durant des années bien des tourments. Ralph est prêtre et a voué sa vie à l’Eglise. Mais le séduisant religieux tombe amoureux de la jeune Meggie. Dès lors, au-delà des séparations et des événements tragiques, leurs vies restent intimement liées.

Les oiseaux se cachent pour mourir, raconte la vie de la famille Cleary, habitant initialement en Nouvelle-Zélande et qui va déménager en Australie pour rejoindre le domaine de Drogheda appartenant à la sœur du père de famille.
L’histoire se concentre essentiellement sur Meggie l’unique fille de cette très nombreuse fratrie, elle est un peu mise à l’écart et va vite trouver refuge dans la bienveillance du jeune Père Ralph de Bricassart, le curé du coin, qui va d’abord l’élever comme sa propre fille, en l’aidant du mieux qu’il peut à grandir.

Mais en devenant adulte, Meggie va peu à peu comprendre que l’amour qu’elle porte à Ralph n’est pas celui qu’il voudrait qu’elle lui porte. Et une romance interdite et impossible va alors naître entre eux.

« Je me demande pourquoi tu mets à si rude épreuve mon cœur inexistant »

Nous suivons Meggie de ces 5 ans jusqu’à ces 50 ans ! C’est à trois générations de Cleary que nous allons nous attacher et partager la vie. Nous allons suivre leurs combats contre le temps, la nature, les intempéries, contre la mort … ce livre nous plonge avec eux dans la gestion d’un vaste domaine australien.
Nous découvrons peu à peu les secrets, les relations inégales entre certains membres de la famille, les erreurs, les regrets …
Bref, nous sommes plongés au cœur d’une famille riche en drame.

Puis nous suivons Ralph aussi. Un homme partagé entre son orgueil et son cœur. Entre son ambition et ses envies. C’est un vrai questionnement sur la condition des prêtres qui nous est présenté.
De l’Australie, il va nous emmener avec lui jusqu’à Rome, au Vatican !

« Il me paraitra toujours impossible d’exprimer par des mots ce que je ressens pour Meggie. »

Ce livre est surtout une romance … une romance tragique, compliquée, triste. Mais pas seulement, ce livre nous décrit la manipulation d’une vieille folle qui parvient même après sa mort à gâcher l’existence de toute sa famille.

« Je ne suis parvenu à rien en venant te voir, sinon à te briser. Au cours de toutes ces années, nous nous sommes aimés dans le malentendu. »

J’ai adoré suivre les péripéties de Meggie, les questionnements métaphysiques de Ralph. J’ai aimé leur évolution au fur et à mesure que les années passaient. J’ai surtout aimé le fait que l’auteure ne les porte pas aux nues. Ni l’un, ni l’autre. Ce sont deux êtres humains avec leurs défauts et leurs qualités. Avec leurs erreurs, leurs secrets, leurs passés …

Les personnages étaient nombreux, et jusqu’à la dernier partie du livre certains surviennent ! On s’attache rapidement à la plupart d’entre eux, ils sont tous profonds, très bien travaillés et unique ! Aucuns ne ressemblent à un autres !
Personnellement, mes petits préférés sont Justine et Rainer, qui n’arrivent que dans le dernier tiers du roman. Ils permettent de donner une toute autre dimension au livre, leur duo apportant à l’histoire autant d’humour que de douceur.

« Ce qu’il y avait d’agréable chez le Dieu personnel de Rainer, c’est qu’il pouvait tout pardonner. Il pouvait pardonner à Justine son athéisme foncier, et, à lui, la fermeture à double tour de son potentiel émotionnel jusqu’au moment où il lui conviendrait de le rouvrir. »

Les relations entre les personnages étaient vraiment décrites avec force, rendant ce roman d’autant plus émouvant. Et je ne parle pas seulement de la relation entre Meggie et Ralph. C’est aussi les relations familiales ; autant les relations tendus entre père et fils, autant les sentiments étranges d’un fils pour sa mère, l’amour passionnel et irrationnel d’une vieille femme, les liens entre frères et sœurs, entre un homme et une femme. Ainsi que les relations entre les personnages et Dieu. Car oui, Dieu fait parti intégrante de récit ! Mais ne soyez pas effrayés ; c’est fait avec intelligence et subtilité.

« Chacun de nous à quelque chose en lui qui ne peut être étouffé, même si cela nous fait hurler de douleur, au point de vouloir en mourir. »

Au-delà des relations ce sont aussi les sentiments des personnages que l’auteure nous décrit avec, presque, violence ; j’ai réellement ressenti ce qu’ils ressentaient. Comme la résignation d’une femme, la détermination d’une autre, la volonté insensé d’avidité d’un, le conflit intérieur d’un autre, la profonde tristesse d’autres …

Je dois vous avouer que j’ai pleuré durant cette lecture. C’était presque affreux de voir comment le destin pouvait s’acharner sur les personnages et comment ils pouvaient choisir de se faire autant de mal … mais paradoxalement j’ai adoré cette histoire ! Car au milieu de tout ce désespoir infini, une lueur était présente.

Ce livre parle d’Amours. D’amours avec un « S » car c’est tout une palette qui nous est ici décrite. Il aborde aussi des sujets plus graves comme la guerre, les mariages d’intérêt ou la condition de femmes au XX siècle.

Mais ce roman parle aussi de profonde souffrance humaine, car après tout, tout est dit dans le titre.

L’écriture de l’auteure est simplement splendide, rien que le pourquoi du comment du titre est simplement sublime. J’ai aimé me perdre dans l’histoire de phrase en phrase, j’ai adoré la manière dont l’auteure décrivait les sentiments, les drames qui se produisaient, les combats intérieurs … mais aussi comment elle plantait le décor, comment elle nous faisait ressentir la chaleur étouffante de l’Australie, le luxe du Vatican, l’ambiance des rues de Londres.

« Les roses. Cendres de roses. Les roses, les roses partout. Pétales dans l’herbe. Roses d’été, rouges, et blanches, et jaunes. Parfum de roses, lourd et doux dans la nuit. Cendres de roses, cendres de roses. Ma Meggie je t’ai abandonné. Mais ne comprends-tu pas que tu es devenue une menace ? »

Si vous aimez les romances dramatiques se déroulant dans un passé peu lointain, doublées d’histoires familiales, ce livre est fait pour vous. A mes yeux, c’est une véritable merveille qui mériterait qu’on en parle davantage.

C’est une véritable tragédie romantique.

Alors, vous ai-je convaincu ? 😉

Bisous & cendre de rose.

 

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